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Mise à jour le mardi 15 août 2006 21:48

RESULTATS DE L'ENQUETE :

VACCINATION ET BIODIVERSITE

 

ProNaturA France a lancé une enquête afin de savoir s’il existait une demande de vaccins volailles en petit dosage, de la part des éleveurs familiaux.

ProNaturA France remercie particulièrement les membres du Marans Club de France parce qu'ils ont été parmi les plus nombreux à se mobiliser pour répondre à son enquête.

 

RESULTATS DE L’ENQUETE « VACCINATION ET BIODIVERSITE »

 

 

Actuellement, la quasi-totalité des vaccins volailles existe seulement en 1000 doses.

De ce fait, la plupart du temps, seuls les industriels peuvent vacciner et protéger leurs volailles.

Or, les éleveurs amateurs familiaux sauvegardent les races à faibles effectifs qui ne survivent que grâce à leur bénévolat. Sans vaccination, les animaux courent un risque et c’est une grande partie de la biodiversité qui est inutilement menacée.

 

Un questionnaire a donc été publié dans plusieurs revues et sites.

1850 personnes ont répondu. C’est plutôt pas mal pour une première et cela prouve l’intérêt de la démarche. Le dépouillement, réalisé par le secrétaire, a donc duré un certain temps.

 

Voici les résultats de l’enquête :

 

Newcastle :                       83 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Coccidiose :                      67 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Coryza :                             65 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Maladie de Marek :           60 % des éleveurs familiaux  sont prêts à vacciner

 

Mycoplasmose :                46 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Bronchite infectieuse :      44 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Salmonellose :                   34 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Gumboro :                         23 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Colibacillose :                   19 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Pasteurellose :                   18 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Laryngotrachéite :             16 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

Syndrome chute de ponte : 16 % des éleveurs familiaux sont prêts à vacciner

 

 

Une écrasante majorité d’éleveurs a précisé qu’elle préférait des vaccins en 50 doses plutôt que 100 et qu’un dosage optimal serait 10 doses, comme pour les vaccins des lapins.

Tout ceci, à la condition que les vaccins soient à un coût abordable, c’est à dire généralement inférieur à 8 €.

 

 

Analyse des résultats :

 

Parmi les différentes maladies citées, on peut distinguer trois grands groupes, que l’on peut séparer selon l’intérêt des éleveurs : intérêt élevé, intérêt moyen et intérêt faible.

 

Premier groupe : intérêt élevé pour la vaccination.

 

Il existe quatre maladies où plus de 60% des éleveurs ont déclaré être prêts à vacciner, il s’agit de la maladie de Newcastle, la coccidiose, le coryza et la maladie de Marek.

 

Maladie de Newcastle :

C’est une demie surprise, mais peut-être pas dans le bon sens. 83% des éleveurs se disent prêts à vacciner. 17% n’y ont pas songé, vraisemblablement parce que ne participant pas à des expositions, ils se disent qu’ils ne risquent pas grand chose, puisque leurs animaux ne sont jamais en contact avec d’autres. Et pourtant, ce chiffre devrait être de 100% puisque la vaccination contre Newcastle est obligatoire, qu’on participe à des expositions ou non.

 

Coccidiose :

Plus des deux tiers des éleveurs sont prêts à vacciner et pour cause, c’est la maladie la plus répandue. Pratiquement tous les poussins l’attrapent. On la guérit par l’admission d’antibiotiques. Mais à la longue se créent des résistance aux antibiotiques. Les éleveurs familiaux ne voudraient pas être accusés de créer des résistances aux antibiotiques. C’est pourquoi, ils souhaiteraient vivement pouvoir vacciner. Ainsi leurs animaux seraient protégés contre cette maladie très courante et ils auraient l’esprit tranquille. A l’échelon européen, la demande en vaccins à plus faibles doses représentent plusieurs millions d’éleveurs familiaux. Cela devrait inciter le fabricant à réaliser des vaccins en plus petit dosage.

 

Coryza :

Dans l’esprit des éleveurs familiaux, le coryza , c’est le rhume. Et pourtant, le rhume que l’on rencontre fréquemment dans les basse-cour n’est pas le coryza infectieux, mais la maladie respiratoire chronique (MRC ou mycoplasmose). Il y a donc une confusion entre ces deux maladies dans l’esprit des éleveurs. Le coryza vrai (haemophilus paragallinarum) touche un grand nombre d’animaux en même temps et disparaît pour ne pas revenir s’il est traité efficacement.

Au contraire, la maladie respiratoire chronique ne touche que les animaux présentant un stress. Leur nombre est donc très variable. Les antibiotiques la font disparaître momentanément, mais elle revient de façon chronique à chaque nouveau stress (changement de poulailler, changement brutal de température, apparition ou attaque de prédateurs, etc.).

 

Maladie de Marek :

C’est une maladie qui provoque chez de nombreux jeunes sujets, généralement visiblement, la paralysie des pattes, des ailes puis du cou et la mort. Comme elle ne touche pas tous les sujets, les éleveurs souvent la taisent. Et pourtant, il existe un vaccin qu’on administre le 1er jour et dont le coût est peu élevé. C’est une maladie qui ne devrait plus exister car tous les éleveurs sérieux devraient avoir à cœur de vacciner. On peut, si on le souhaite, se mettre à deux et faire éclore le même jour ou à quelques jours d’intervalle.

 

 

Deuxième groupe : intérêt moyen pour la vaccination.

 

Maladie respiratoire chronique :

On l’appelle aussi mycoplasmose. Ainsi qu’il a été précisé ci-dessus, cette maladie est une des maladies les plus courantes en élevage. Elle semble en pleine expansion. Les éleveurs y accordent peu d’importance car elle semble bénigne. Lorsque les animaux sont dans de bonnes conditions, la maladie n’apparaît pas ou peu. Seuls quelques grattements du bec avec les pattes peuvent la laisser supposer. Dès qu’un stress intervient, elle se déclare, généralement sous forme d’un rhume, et parfois avec un gonflement d’un ou des deux côtés de la face, voire une sinusite. Il existe de nombreux sérotypes de mycoplasma gallinarum. Il existe aussi mycoplasma synoviae qui provoque souvent sinusite et/ou doigts tordus. Mais attention, les doigts tordus peuvent aussi venir d’autres causes.

Les antibiotiques la font disparaître, mais elle revient à chaque nouveau stress.

Beaucoup d’éleveurs disent qu’on ne peut jamais s’en débarrasser et que lorsqu’elle est dans un élevage, il n’y a plus d’autre choix que d’éliminer tous les animaux et de réaliser un vide sanitaire après avoir nettoyé et désinfecté tous les locaux et désinfecté, retourné et chauler la terre des parcours (avec de la chaux vive diluée dans de l’eau). D’où l’importance, à répéter constamment, de bien réaliser une quarantaine de tout animal qui rentre dans l’élevage, dans un bâtiment éloigné des autres.

Comme elle se transmet très facilement de bec à bec, les expositions peuvent être un vecteur. C’est pourquoi, beaucoup de spécialistes considèrent que tout animal exposé devrait être vacciné contre cette maladie.

 

Un certain nombre de spécialistes pensent que cette maladie réduit la ponte, la croissance et affaiblit le système immunitaire de l’animal qui attrape ensuite toutes les autres maladies qui passent.

 

Les éleveurs confondent cette maladie avec le coryza. C’est donc, en réalité, une maladie qui préoccupe beaucoup les éleveurs et doit être classée dans le groupe « intérêt élevé pour la vaccination ».

 

Bronchite infectieuse :

Chez les sujets adultes, on observe des signes respiratoires, une chute notable, variable de la ponte, une diminution de la qualité des oeufs, avec déformation des coquilles. Elle se rencontre également fréquemment chez les jeunes sujets. Il en existe de nombreux variants. Mais, il n’y a pas d’excuse de ne pas vacciner, car les vaccins, même en 1000 doses sont très peu onéreux.

 

Salmonellose :

Plus du tiers des éleveurs sont prêts à vacciner. C’est très bien, mais c’est plutôt étonnant, car c’est une maladie relativement peu rencontrée dans les élevages familiaux, du fait de la faible quantité d’animaux par rapport aux élevages industriels.

 

 

Troisième groupe : intérêt faible pour la vaccination.

 

Dans ce groupe, ont été placées les maladies pour lesquelles moins d’un tiers des éleveurs ont déclaré être prêts à vacciner.

 

Maladie de Gumboro :

Son nom n’évoque pas grand chose aux éleveurs et pour cause, car très souvent, elle est présente sous une forme sournoise qui ne se laisse pas deviner. Ce virus a principalement deux effets : d’une part une dégradation de la croissance (on peut observer des poulets de toutes les tailles) et d’autre part, une diminution des défenses immunitaires qui laisse le champ libre à de nombreuses autres maladies.

Pour cette raison, elle devrait être classée parmi les maladies les plus graves et les éleveurs devraient faire un effort particulier, car en se groupant à deux ou trois, le vaccin est accessible.

A noter que les éleveurs de certaines associations connaissent très bien ses effets parce que leur association a fait venir un vétérinaire lors d’une journée d’étude pour présenter les différentes maladies et les moyens de les prévenir. On peut relever, notamment, une très bonne connaissance de cette maladie chez les éleveurs du Syndicat de la marans race pure, suite à une journée d’étude.

 

Colibacillose :                  

Presque une personne sur cinq la connaît. C’est finalement assez élevé. Pour simplifier, on peut dire qu’elle provoque une très forte diarrhée, et accompagne souvent une ou plusieurs autres maladies.

Il existe également des colibacilloses respiratoires, le colibacille étant fréquemment un germe de surinfection d’une virose ou d’une mycoplasmose. Seule une analyse vétérinaire peut la mettre en évidence. C’est une maladie qui mériterait que plusieurs laboratoires produisent différents vaccins. Pour l’instant, à notre connaissance, le seul vaccin existant est onéreux.

 

Pasteurellose :                  

On l’appelle aussi choléra aviaire. Si les éleveurs disent ne pas la connaître, c’est assez logique. En effet, c’est souvent la forme aiguë ou suraiguë qui frappe une très grande partie des animaux en quelques heures. On retrouve des canards ou d’autres animaux morts sans trace. L’éleveur est désemparé et ne voit aucune cause logique à ces morts subites. Chez les poules, les barbillons ou les caroncules sont souvent violacées. Sous sa forme chronique, elle ne se remarque pas non plus, car elle se confond souvent avec la maladie respiratoire chronique, sauf lorsque intervient un torticolis dû à une infection de l’oreille.

D’autres animaux que les animaux de basse-cour sont aussi touchés par la pasteurellose.

Savoir que l’on peut tout perdre en quelques heures devrait inciter tout éleveur sérieux à vacciner, d’autant que, et c’est suffisamment rare pour être souligné, il existe deux vaccins en 200 doses (et pas 1000 doses) à un prix abordable si on se groupe à deux ou trois. (souvent moins de 15 €). Ils regroupent les principaux sérotypes et concernent aussi les lapins.

 

Laryngotrachéite :            

Les oiseaux atteints présentent une détresse respiratoire par encombrement de la trachée et meurent par étouffement provoqué par la formation de fausses membranes dans la trachée. La forme suraiguë peut toucher plus des deux tiers des animaux et les formes subaiguë ou chronique beaucoup moins.

Plusieurs vaccins à un prix abordable existent.

 

Syndrome chute de ponte :

Il ne traumatise pas les éleveurs amateurs car les animaux n’étant, en général, pas éclairés lorsque la lumière décline en automne et hiver, comme dans les élevages industriels, la ponte est vraisemblablement basse pendant ces saisons et les éleveurs ne remarquent que peu cet éventuel syndrome. Néanmoins, 16% sont prêts à vacciner ce qui dénote le fait que pour un certain nombre d’éleveurs amateurs, l’aspect économique est tout de même important et qu’il existe une demande de vaccins.

 

 

Quelques remarques supplémentaires :

 

Plusieurs personnes nous ont fait remarquer que des maladies non citées dans le questionnaire les préoccupaient ; notamment le syndrome infectieux de la grosse tête qui semble de plus en plus répandu, ou encore l’encéphalomyélite. A l’époque où nous avons conçu le questionnaire, nous n’en avions pas conscience. Cette enquête aura donc permis de montrer la montée en puissance d’autres maladies.

 

 

En quoi a consisté l’action de ProNaturA France ?

 

ProNaturA France a porté à la connaissance des divers fabricants de vaccins les résultats de cette enquête. Elle leur a adressé une lettre avec des exemples pour leur montrer qu’en France et à l’échelon européen la demande des éleveurs familiaux pour des vaccins à petit dosage existait, n’était pas négligeable et même économiquement rentable.

Les éleveurs ont également pu envoyé cette lettre type en ligne.

Ceux qui ont répondu ont indiqué que ce qui les retenait était simple : lorsqu’un vaccin existe en 1000 doses et que le fabricant veut le réaliser dans un plus petit dosage (100 doses ou 10 doses par exemple), il doit redéposer auprès de l’AFSSA un dossier de demande d’autorisation de mise sur me marché. C’est comme s’il recommençait la procédure depuis le début , avec toutes les études montrant l’innocuité etc.  Cela coûte à nouveau plusieurs millions ou centaines de milliers d’euros et cela les dissuade donc de produire en petit dosage.

 

Comment résoudre le problème ?

Il appartient par conséquent à l’autorité politique de résoudre le problème et cela peut en vérité être fait facilement.

En effet, il suffirait que l’autorité compétente prenne un règlement afin que tous les fabricants de vaccins pour volailles qui produisent déjà des vaccins X en 1000 doses et qui souhaitent produire les mêmes vaccins en 100 ou 10 doses obtiennent une dérogation afin de ne pas avoir à demander une nouvelle autorisation de mise sur le marché par l’AFSSA.

La procédure d’autorisation actuelle, longue et coûteuse, les décourage de produire en 10 ou 100 doses.

 

Par ailleurs, au nom de la sauvegarde de la biodiversité et sur les crédits consacrés à l’écologie, des incitations fiscales, financières ou autres, pourraient être données aux fabricants de vaccins qui feront l’effort de produire des vaccins pour les éleveurs et particuliers en 10 ou 100 doses à des prix raisonnables.

 

 

Comment soutenir ces demandes ?

 

ProNaturA France lance une pétition pour soutenir ces demandes et met à disposition des personnes qui se sentent concernées par la protection de la santé des animaux des lettres type en ligne à envoyer à votre député, votre sénateur ou au président de la République.

Seul un soutien important pourra attirer l’attention sur le bien fondé de ces demandes.

 

 

Que faire en attendant d’être entendus par les hommes politiques ?

 

Il est primordial de protéger la santé de ces animaux. D’autant plus que la plupart des ces animaux appartiennent à des races à faibles effectifs ou en voie de disparition.

Pour connaître les vaccins, demandez conseil à votre vétérinaire, celui qui s’occupe de votre association et que vous savez compétent en matière d’animaux de basse-cour. Il existe des vaccins combinés, c’est à dire qu’ils protègent contre plusieurs maladies. Ils sont intéressants parce qu’il n’y a pas à attraper et à piquer l’animal plusieurs fois. Pour tous les vaccins dont le prix est de 12 € ou plus, je pense qu’il est très important que les associations les achètent et aident plusieurs membres à vacciner en même temps.

Le vaccin inactivé (huileux) contre la maladie respiratoire chronique est très onéreux. Toutefois, compte-tenu de l’expansion rapide de cette maladie, il est fondamental que tous les éleveurs aient à cœur de lutter contre elle en même temps. Il est possible d’acheter un vaccin à plusieurs associations et d’en faire bénéficier ainsi beaucoup plus de personnes. 

 

 

Nous espérons que grâce à votre mobilisation, les animaux seront davantage vaccinés, davantage protégés.

 

Sincèrement.

 

Le président de ProNaturA France                                       Le secrétaire de ProNaturA France

PR Bernard DENIS                                                                 Jean-Emmanuel EGLIN 


 Modèle de courrier :

 

PROTECTION DES ANIMAUX :

LES POULES AIMERAIENT ETRE VACCINEES

 

 

Madame, Monsieur le Député,

 

Protéger les animaux signifie leur assurer de bons soins et une bonne santé, mais signifie aussi empêcher de disparaître les espèces ou races rares et à faibles effectifs.

 

Un rapport de l’ONU (FAO)  a rappelé qu’il existe en France une soixantaine de races rares de volailles, créées par nos ancêtres, qui représentent un patrimoine vivant, culturel, génétique et historique, qui ne doit surtout pas disparaître. (Pour mémoire, le coq gaulois, symbole de la France, qui domine nos clochers, est une race très menacée de disparition).

L’ONU a demandé à ce que tout soit mis en œuvre pour aider à les sauvegarder.

 

Alors qu’il existe des vaccins individuels ou en 10 doses pour la plupart des maladies des chiens, chats et lapins et autres animaux, la quasi- totalité des vaccins pour volailles n’existe qu’en 1000 doses.

Cela signifie qu’alors même qu’une très grande majorité de particuliers et d’éleveurs familiaux souhaiterait pouvoir protéger la santé de leurs animaux de basse-cour, ils ne le peuvent pas . (Voir étude de ProNaturA France menée début 2005).

Prenons un exemple : le vaccin contre la maladie respiratoire chronique des volailles n’existe qu’en 1000 doses au prix de 160 €. A ce prix, seuls les industriels de l’agroalimentaire peuvent  acheter le vaccin car le coût sera de 0.16 € par volaille. Pour un particulier qui n’a que 10 poules le coût est de 16 € par poule, deux fois par an, soit deux fois le prix de la poule.

 

A l’heure actuelle, seuls les industriels peuvent protéger leurs animaux ; les particuliers qui pourtant choient leurs animaux, ne peuvent pas les vacciner car il n’y a pas pratiquement aucun vaccin en 10 ou 100 doses.

 

Certes, les autres maladies des volailles ne sont pas transmissibles aux humains.

Cependant, les éleveurs familiaux  préféreraient vacciner plutôt que d’utiliser des antibiotiques car l’utilisation  d’antibiotiques favorise l’apparition de résistances.

 

Pour une raison de santé publique, ProNaturA France et ses membres, dont la Société Centrale d’Aviculture de France et sa section Fédération Française des éleveurs de volailles demandent aux Pouvoirs Publics :

 

1°) que tous les fabricants de vaccins pour volailles qui produisent des vaccins en 1000 doses et qui souhaitent produire les mêmes vaccins en 100 ou 10 doses obtiennent une dérogation afin de ne pas avoir à demander une nouvelle autorisation de mise sur le marché par l’AFSSA.

La procédure d’autorisation actuelle, longue et coûteuse, les décourage de produire en 10 ou 100 doses.

 

2°) que des incitations fiscales, financières ou autres, soient données aux fabricants de vaccins qui feront l’effort de produire des vaccins pour les éleveurs et particuliers en 10 ou 100 doses à des prix raisonnables.

 

Il en va de la santé des animaux.

Il en va de la santé des humains.

 

 

Nom, prénom :                                                                                            Signature :

Région (facultatif) :

Association(s) :

 

 Modèle de courrier :

 

PROTECTION DES ANIMAUX :

LES POULES AIMERAIENT ETRE VACCINEES

 

 

Madame, Monsieur le Sénateur,

 

Protéger les animaux signifie leur assurer de bons soins et une bonne santé, mais signifie aussi empêcher de disparaître les espèces ou races rares et à faibles effectifs.

 

Un rapport de l’ONU (FAO)  a rappelé qu’il existe en France une soixantaine de races rares de volailles, créées par nos ancêtres, qui représentent un patrimoine vivant, culturel, génétique et historique, qui ne doit surtout pas disparaître. (Pour mémoire, le coq gaulois, symbole de la France, qui domine nos clochers, est une race très menacée de disparition).

L’ONU a demandé à ce que tout soit mis en œuvre pour aider à les sauvegarder.

 

Alors qu’il existe des vaccins individuels ou en 10 doses pour la plupart des maladies des chiens, chats et lapins et autres animaux, la quasi- totalité des vaccins pour volailles n’existe qu’en 1000 doses.

Cela signifie qu’alors même qu’une très grande majorité de particuliers et d’éleveurs familiaux souhaiterait pouvoir protéger la santé de leurs animaux de basse-cour, ils ne le peuvent pas . (Voir étude de ProNaturA France menée début 2005).

Prenons un exemple : le vaccin contre la maladie respiratoire chronique des volailles n’existe qu’en 1000 doses au prix de 160 €. A ce prix, seuls les industriels de l’agroalimentaire peuvent  acheter le vaccin car le coût sera de 0.16 € par volaille. Pour un particulier qui n’a que 10 poules le coût est de 16 € par poule, deux fois par an, soit deux fois le prix de la poule.

 

A l’heure actuelle, seuls les industriels peuvent protéger leurs animaux ; les particuliers qui pourtant choient leurs animaux, ne peuvent pas les vacciner car il n’y a pas pratiquement aucun vaccin en 10 ou 100 doses.

 

Certes, les autres maladies des volailles ne sont pas transmissibles aux humains.

Cependant, les éleveurs familiaux  préféreraient vacciner plutôt que d’utiliser des antibiotiques car l’utilisation  d’antibiotiques favorise l’apparition de résistances.

 

Pour une raison de santé publique, ProNaturA France et ses membres, dont la Société Centrale d’Aviculture de France et sa section Fédération Française des éleveurs de volailles demandent aux Pouvoirs Publics :

 

1°) que tous les fabricants de vaccins pour volailles qui produisent des vaccins en 1000 doses et qui souhaitent produire les mêmes vaccins en 100 ou 10 doses obtiennent une dérogation afin de ne pas avoir à demander une nouvelle autorisation de mise sur le marché par l’AFSSA.

La procédure d’autorisation actuelle, longue et coûteuse, les décourage de produire en 10 ou 100 doses.

 

2°) que des incitations fiscales, financières ou autres, soient données aux fabricants de vaccins qui feront l’effort de produire des vaccins pour les éleveurs et particuliers en 10 ou 100 doses à des prix raisonnables.

 

Il en va de la santé des animaux.

Il en va de la santé des humains.

 

 

Nom, prénom :                                                                                            Signature :

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PROTECTION DES ANIMAUX :

LES POULES AIMERAIENT ETRE VACCINEES

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

Protéger les animaux signifie leur assurer de bons soins et une bonne santé, mais signifie aussi empêcher de disparaître les espèces ou races rares et à faibles effectifs.

 

Un rapport de l’ONU (FAO)  a rappelé qu’il existe en France une soixantaine de races rares de volailles, créées par nos ancêtres, qui représentent un patrimoine vivant, culturel, génétique et historique, qui ne doit surtout pas disparaître. (Pour mémoire, le coq gaulois, symbole de la France, qui domine nos clochers, est une race très menacée de disparition).

L’ONU a demandé à ce que tout soit mis en œuvre pour aider à les sauvegarder.

 

Alors qu’il existe des vaccins individuels ou en 10 doses pour la plupart des maladies des chiens, chats et lapins et autres animaux, la quasi- totalité des vaccins pour volailles n’existe qu’en 1000 doses.

Cela signifie qu’alors même qu’une très grande majorité de particuliers et d’éleveurs familiaux souhaiterait pouvoir protéger la santé de leurs animaux de basse-cour, ils ne le peuvent pas . (Voir étude de ProNaturA France menée début 2005).

Prenons un exemple : le vaccin contre la maladie respiratoire chronique des volailles n’existe qu’en 1000 doses au prix de 160 €. A ce prix, seuls les industriels de l’agroalimentaire peuvent  acheter le vaccin car le coût sera de 0.16 € par volaille. Pour un particulier qui n’a que 10 poules le coût est de 16 € par poule, deux fois par an, soit deux fois le prix de la poule.

 

A l’heure actuelle, seuls les industriels peuvent protéger leurs animaux ; les particuliers qui pourtant choient leurs animaux, ne peuvent pas les vacciner car il n’y a pas pratiquement aucun vaccin en 10 ou 100 doses.

 

Certes, les autres maladies des volailles ne sont pas transmissibles aux humains.

Cependant, les éleveurs familiaux  préféreraient vacciner plutôt que d’utiliser des antibiotiques car l’utilisation  d’antibiotiques favorise l’apparition de résistances.

 

Pour une raison de santé publique, ProNaturA France et ses membres, dont la Société Centrale d’Aviculture de France et sa section Fédération Française des éleveurs de volailles demandent aux Pouvoirs Publics :

 

1°) que tous les fabricants de vaccins pour volailles qui produisent des vaccins en 1000 doses et qui souhaitent produire les mêmes vaccins en 100 ou 10 doses obtiennent une dérogation afin de ne pas avoir à demander une nouvelle autorisation de mise sur le marché par l’AFSSA.

La procédure d’autorisation actuelle, longue et coûteuse, les décourage de produire en 10 ou 100 doses.

 

2°) que des incitations fiscales, financières ou autres, soient données aux fabricants de vaccins qui feront l’effort de produire des vaccins pour les éleveurs et particuliers en 10 ou 100 doses à des prix raisonnables.

 

Il en va de la santé des animaux.

Il en va de la santé des humains.

 

 

Nom, prénom :                                                                                            Signature :

Région (facultatif) :

Association(s) :

 

 Modèle de pétition:

 

DES VACCINS POUR PROTEGER LES RACES A FAIBLES EFFECTIFS

 

 

Je soussigné, demande au gouvernement français:

 

 1°) que tous les fabricants de vaccins pour volailles qui produisent des vaccins en 1000 doses et qui souhaitent produire les mêmes vaccins en 100 ou 10 doses obtiennent une dérogation afin de ne pas avoir à demander une nouvelle autorisation de mise sur le marché par l’AFSSA.

La procédure d’autorisation actuelle, longue et coûteuse, les décourage de produire en 10 ou 100 doses.

 

2°) que des incitations fiscales, financières ou autres, soient données aux fabricants de vaccins qui feront l’effort de produire des vaccins pour les éleveurs et particuliers en 10 ou 100 doses à des prix raisonnables.

 

 

 

Nom Prénom Profession Adresse complète Pays Signature
 

 

 

 

 

         
 

 

 

 

 

         
 

 

 

 

 

         
 

 

 

 

 

         
 

 

 

 

 

         

 

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